Nouveaux records pour le baril
Ce jeudi matin, les cours du pétrole WTI américain restent au dessus des 123 dollars, tout près de leurs niveaux record atteints hier (123,93). Le Brent de la Mer du Nord, lui, vient de signer un nouveau record à 122,79 dollars après être passé mercredi pour la première fois de son histoire au dessus des 122 dollars le baril.
Les cours du pétrole avaient pourtant affiché une nette baisse hier dans la journée, le brut léger américain perdant ainsi 0,95% à 120,68 dollars le baril à la suite des chiffres publiés par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) concernant les réserves de brut qui ont grimpé de 5,7 millions de barils à 325,6 millions.
Cette progression était nettement plus forte qu'attendu. Les économistes tablaient en effet en moyenne sur une hausse de 1,6 million de barils seulement. De la même façon, les stocks d'essence ont affiché une hausse inattendue de 800.000 barils à 211,9 millions. Les prévisions portaient là aussi sur une performance nettement moins favorable, avec une baisse attendue de 100.000 barils.
A l'inverse, les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, ont baissé pour leur part de 100.000 barils à 105,7 millions alors que les économistes escomptaient une hausse de 800.000 barils. Le taux d'utilisation des capacités des raffineries a reculé de 0,4% à 85%.
Mais les cours de l'or noir n'ont repris leur souffle que pour mieux repartir de l'avant comme l'ont montré les records établis quelques heures plus tard. Les tensions internationales (Nigéria, Irak...) restent vives et certains analystes estiment que malgré des réserves de pétrole et d'essence plus élevées que prévu aux Etats-Unis, cela pourrait être insuffisant pour faire face à la forte demande attendue avec les départs en vacances d'été, ce que l'on nomme outre-Atlantique la "driving season".
