ENIEME RECORD POUR LE PETROLE

ENIEME RECORD POUR LE PETROLE
Le baril de pétrole a battu un nouveau record mardi en franchissant le seuil des 122 dollars (78,9 euros) sur fond d'affaiblissement du billet vert, d'inquiétudes sur la production de brut au Mexique et en Russie et de prévisions controversées évoquant la possibilité d'un baril à 200 dollars d'ici deux ans.

Le baril de brut léger pour livraison en juin a atteint 122,73 dollars sur le marché des matières premières à New York (Nymex) avant de terminer à 121,84 dollars. A Londres, le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a gagné 2,35 dollars pour s'établir à 120,48 dollars le baril.

Encore à 62 dollars il y a un an, le baril de brut a quasiment doublé depuis, signe que l'on se trouve dans une phase de "super hausse" des cours de l'or noir, selon un analyste de la banque d'investissement Goldman Sachs.

Selon cet expert, Arjun Murti, le baril pourrait atteindre 150 à 200 dollars d'ici deux ans. Dans une note de recherche publiée lundi, il précise que la flambée des cours devrait à terme contraindre la demande à baisser fortement.

Mais ces prévisions sont loin de faire l'unanimité. Tim Evans, un analyste de Citigroup, les contredit dans une note où il estime que le baril a autant de chances de retomber à 40 dollars que de grimper à 200 dollars dans les deux ans à venir car, explique-t-il, l'offre reste abondante.

Selon James Cordier, président des sociétés de cotation Liberty Trading Group et OptionSellers.com, la prédiction de Goldman n'est pas nécessairement nouvelle. "Nous avons entendu des chiffres de ce genre de la part de Goldman Sachs au cours des 12 derniers mois", dit-il.

Déjà en avril 2005, M. Murti avait prédit dans une note que le marché se trouvait au seuil d'une hausse sans précédent qui verrait passer le prix de 57 dollars, un record à l'époque, à 105 dollars. Des investisseurs avaient réagi à cette prévision en achetant, précise M. Cordier. Et il semble que la nouvelle prévision de l'analyste de Goldman ait à nouveau contribué, et pour une bonne part, à la hausse du baril mardi.

Le nouvel affaiblissement du dollar mardi a également donné aux traders des raisons d'acheter du pétrole. Les investisseurs américains achètent souvent des produits comme le pétrole pour se prémunir contre l'inflation lorsque le billet vert baisse. Pour de nombreux analystes, le déclin prolongé du dollar est la véritable raison du quasi-doublement du prix du pétrole depuis l'an dernier.

Selon M. Cordier, les investisseurs sont également préoccupés par la chute de la production de brut en Russie et au Mexique, deux grands pays producteurs de pétrole. Et il y a aussi les inquiétudes sur l'offre de brut au Nigeria et dans le nord de l'Irak qui ont propulsé le baril pour la première fois au-dessus de 120 dollars lundi.

Des attaques de militants au Nigeria ce week-end ont réduit la production d'une installation du groupe Royal Dutch Shell dans le pays. En Irak, les rebelles kurdes ont menacé de lancer des attentats-suicides contre des intérêts américains pour punir les Etats-Unis de fournir des renseignements à la Turquie, qui a bombardé des bases rebelles en Irak vendredi.

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# Posté le mercredi 07 mai 2008 02:44

LA CROISSANCE DANS LES SERVICES EN CHUTE LIBRE EN FRANCE

LA CROISSANCE DANS LES SERVICES EN CHUTE LIBRE EN FRANCE
L'indice d'activité des directeurs d'achat (PMI) dans les services est tombé à son plus bas niveau depuis quatre ans et demi en avril. Selon l'enquête, l'activité des services en France subit ainsi les premiers effets du ralentissement de la croissance. A l'inverse, dans la zone euro, le PMI services ressort meilleur que prévu.
Mauvaise nouvelle pour l'activité des services en France. La croissance dans ce secteur a brutalement ralenti en avril pour tomber à son plus bas niveau depuis quatre ans et demi, selon l'enquête mensuelle publiée ce mardi par NTC et la Compagnie des dirigeants et acheteurs de France (Cdaf).

Tout en restant au dessus du seuil de 50 à partir duquel il rend compte d'une expansion, l'indice d'activité des directeurs d'achat (PMI) a ainsi reculé à 52,8 points contre 57,3 en mars, bien en-dessous de sa moyenne à long terme (57,7) et bien en deçà de l'estimation flash de 54,0 annoncée le 23 avril et sur laquelle s'étaient calquées les estimations des économistes. Ce recul de 4,5 points est même sans précédent depuis 10 ans qu'existe l'enquête.

"Ce ralentissement représente un revirement notable par rapport à la résilience observée au cours du premier trimestre de l'année, ce qui suggère que l'important secteur français des services commence à subir les effets de la détérioration de la conjoncture économique", soulignent NTC et la Cdaf dans leur communiqué.

A l'inverse, dans la zone euro, l'indice PMI des services a augmenté plus que vite que prévu et a été revu à la hausse en avril, à 52 points, contre 51,8 points auparavant. Il était de 51,6 points en mars.

En France, le ralentissement de la croissance intervenu en avril reflète une évolution similaire des nouvelles affaires, dont le sous-indice fléchit à 52,4, son plus faible niveau depuis 43 mois, contre 56,6 en mars.

Le taux de création d'emplois a également baissé, les entreprises réajustant leur politique d'embauche à l'évolution de la charge de travail et des nouveaux contrats. Bien qu'il reste soutenu à 54,6 contre 56,2 en mars, le sous-indice de l'emploi est à son plus bas niveau depuis septembre et inférieur à sa moyenne historique de 55,4.

Les coûts opérationnels ont continué d'augmenter, près du tiers des entreprises interrogées signalant une augmentation du montant moyen des prix payés par rapport au mois dernier. Le sous-indice des prix payés est ressorti à 63,8, son plus bas niveau toutefois depuis trois mois.

Le renforcement des tensions sur les coûts a conduit les prestataires de services à augmenter de nouveau leurs tarifs en avril, ce qui donne un indice des prix facturés pratiquement stable à 57,0. Les prix moyens facturés par les entreprises ont augmenté tout au long des quatre dernières années.

Malgré cela, l'enquête met en évidence une baisse des profits des entreprises du secteur en avril pour la première fois en 20 mois, soit depuis que les données relatives à la rentabilité sont recueillies. "Environ 27% des répondants à l'enquête font état d'une réduction des marges opérationnelles depuis décembre, contre environ 21% d'entre eux qui signalent une hausse", indique le communiqué.

Pour autant, la confiance des entreprises est restée élevée en avril puisque 45% des répondants à l'enquête ont dit anticiper une hausse d'activité au cours des 12 prochains mois, contre 9% qui prévoient le contraire. L'indice du volume d'activité escompté est ainsi remonté de 66,2 en mars à 67,9, un plus haut depuis janvier.

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# Posté le mercredi 07 mai 2008 02:43

NOUVELLE HAUSSE DU PRIX DU GAZ PREVUE EN FRANCE

NOUVELLE HAUSSE DU PRIX DU GAZ PREVUE EN FRANCE
A peine une nouvelle hausse du prix du gaz appliquée, qu'une autre mauvaise nouvelle pour le portefeuille des Français arrive. Alors que les tarifs réglementés de Gaz de France ont augmenté de 5,5% au 30 avril, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) annonce ce mardi que les prix réglementés du gaz pour les particuliers, fixés par l'Etat, vont à nouveau augmenter de 1,5% au 1er juillet.

Selon la Commission, cette nouvelle hausse s'explique par l'augmentation des tarifs d'utilisation des canalisations par les fournisseurs. La CRE a en effet proposé fin février au gouvernement une augmentation de 5,6% des tarifs d'utilisation des canalisations. Ce dernier n'ayant pas constesté cette proposition dans le délai de deux mois impartis, la hausse devient effective.

"Cette augmentation du tarif d'utilisation des réseaux de distribution de gaz devra être répercutée sur les tarifs réglementés de vente du gaz" qui s'appliquent aux particuliers, a indiqué la CRE dans un communiqué. Pour ces derniers, "la hausse correspondante devrait être de 1,5% au 1er juillet 2008", a-t-elle ajouté.

C'est donc la troisième hausse des prix du gaz depuis le début de l'année. Les tarifs pour les particuliers ont déjà augmenté deux fois depuis 2008 : de 4% début janvier et de 5,5% fin avril. Cette dernière hausse est passée au Journal Officiel il y a peine une semaine.

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# Posté le mercredi 07 mai 2008 02:41

FRANCE : DURCISSEMENT DANS LA GESTION DU CHOMAGE

FRANCE : DURCISSEMENT DANS LA GESTION DU CHOMAGE
Le gouvernement a remis lundi aux partenaires sociaux un projet durcissant les conditions d'indemnisation des chômeurs. Le texte prévoit notamment qu'au bout de six mois de chômage, un demandeur d'emploi ne pourra pas rejeter plus de deux offres payées 80% de son salaire précédent et situées à une heure de transport de son domicile, sous peine de voir son allocation réduite ou suspendue.

Selon le texte, dont l'Associated Press a obtenu une copie, au bout de six mois, "le demandeur d'emploi s'engagerait à ne pas refuser plus de deux offres d'emploi (...) compatibles avec ses qualifications (...) rémunéré à 80% du salaire antérieur".

L'emploi proposé devra être "situé à une distance telle qu'elle n'entraîne pas un trajet d'une distance de plus de 30km ou un temps de transport en commun supérieur à une heure entre le domicile et le lieu de travail".

Les syndicats dans leur ensemble ont fait part dès lundi de leur hostilité à un tel projet. Certains soulignent qu'une heure de trajet entre le domicile et le travail signifie en fait "deux heures de transport par jour".

Ce texte qui entend définir une "offre raisonnable d'emploi", doit être discuté entre la ministre de l'Economie Christine Lagarde et les partenaires sociaux lors d'une réunion tripartite mardi à Bercy.

Toujours selon ce document, au bout d'un an de chômage, un demandeur d'emploi ne pourra pas refuser plus de deux propositions d'emploi dont le salaire sera supérieur au montant de l'indemnisation qu'il touche et "répondant aux mêmes conditions en termes de qualification et d'éloignement" que la mesure définie au bout de six mois.

Les demandeurs d'emploi qui ne se conformeraient pas à ces mesures pourraient être radiés pendant deux mois, avec comme conséquence "le cas échéant la suspension provisoire de l'allocation perçue".

"Il y a beaucoup de banlieusards parisiens qui doivent rigoler en entendant ça", a déclaré le secrétaire général de la CFDT François Chérèque lundi sur RMC et BFM, interrogé sur le temps de transport.

"J'ai habité pendant 12 ans à Melun, je faisais 3 heures de transports par jour. Mais c'était un choix (...) pour les enfants c'était mieux et mon épouse habitait à 20 minutes de son travail. C'était un équilibre dans la famille", a-t-il ajouté.

"Si on avait proposé à mon épouse un travail à une heure trente de transport, ça aurait été impossible pour les enfants. Vous le voyez bien, une règle qui s'applique pour tout le monde, d'en haut, alors que la France est tellement diverse, c'est ridicule", a poursuivi le secrétaire général de la CFDT.

François Chérèque réclame des "droits" et des "devoirs" pour les chômeurs: "le chômeur à le devoir de reprendre un emploi si on lui propose un emploi qui correspond à ce qu'il cherche".

La ministre de l'Economie Christine Lagarde et le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez recevront les partenaires sociaux mardi à partir de 14h15 à Bercy pour une conférence tripartite sur le chômage et la réforme de l'assurance-chômage.
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# Posté le mardi 06 mai 2008 04:32

MERCK DANS LES CORDES

MERCK DANS LES CORDES
Mis en difficultés par l'autorité américaine des médicaments, qui vient de lui refuser le droit de commercialiser un nouveau traitement, le groupe de pharmacie américain a annoncé de nouvelles suppressions d'emplois.
Merck accélère son programme de suppression d'emplois. Après avoir multiplé les déboires avec l'autorité américaine des médicaments, la FDA, le groupe pharmaceutique américain a annoncé lundi soir vouloir supprimer 1.200 postes de commerciaux aux Etats-Unis. Dans un communiqué, Merck explique sa décision par "un délai imprévu dans l'approbation d'un nouveau produit", sans préciser lequel.

Les salariés concernés par les nouveaux licenciements, qui sont répartis sur l'ensemble du territoire américain, recevront leurs lettres de licenciement d'ici la fin du mois. Leur départ du groupe devrait être effectif d'ici la fin juillet.

Merck a souligné prendre cette mesure "dans le cadre de (ses) efforts déjà rendus publics pour optimiser (sa) structure de coût et améliorer (son) efficacité dans toutes les facettes de (son) métier". Il n'a pas précisé l'impact de cette mesure sur ces résultats.

Depuis fin 2005, après le retrait de son anti-inflammatoire Vioxx, le groupe a supprimé 7.000 emplois dans le monde et annoncé son intention de se défaire de 11% de ses effectifs d'ici fin 2008, dont la moitié aux Etats-Unis.

Ses déboires avec la FDA ont accéléré le processus. La semaine dernière, l'action Merck a ainsi chuté de plus de 7% quand la FDA lui a refusé l'approbation d'un nouvel anti-cholestérol, le Cordaptive, qui a pourtant été approuvé en Europe. En mars, la FDA avait déjà publié une étude contestant l'efficacité d'un autre anti-cholestérol, le Vytorine, l'un de ses médicaments vedette, produit en partenariat avec Schering-Plough, ce qui a fait plonger ses ventes.

Mais la plupart des grands groupes pharmaceutiques ont également réduit leurs effectifs ces derniers mois, sous le double effet de la concurrence des génériques, car nombre de grands brevets tombent dans le domaine public, et de la difficulté de plus en plus grande à faire approuver de nouveau médicaments, qui se révèlent dangereux ou inefficaces. Selon la presse américaine, les huit plus grands laboratoires mondiaux ont ainsi supprimé au total 42.000 emplois depuis début 2007.

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# Posté le mardi 06 mai 2008 04:30