L'ABKHAZIE PRETE A PASSER SOUS CONTROLE MILITAIRE RUSSE

L'ABKHAZIE PRETE A PASSER SOUS CONTROLE MILITAIRE RUSSE
MOSCOU. Kommersant. L'Abkhazie est disposée à passer sous le contrôle militaire de Moscou sans pour autant souhaiter être intégrée à la Fédération de Russie pour le moment, a annoncé le ministre des Affaires étrangères de la république séparatiste Sergueï Chamba.

"Nous proposons une vaste coopération militaire avec la Russie", a-t-il déclaré dans une interview publiée mardi par le quotidien russe Izvestia.

"Ces 200 kilomètres qui séparent la rivière Psou et l'Ingouri, c'est toute l'Abkhazie. Nous acceptons que ce territoire passe sous contrôle militaire russe. Mais en échange, nous exigeons des garanties pour notre sécurité", a-t-il poursuivi.

Le chef de la diplomatie abkhaze a cependant souligné que l'Abkhazie ne souhaitait pas devenir une province de la Fédération de Russie.

"Ce n'est pas nécessaire pour l'instant", a-t-il indiqué.

Le 16 avril dernier le président russe Vladimir Poutine a prescrit à son gouvernement de coopérer avec les autorités de fait de l'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, deux républiques autoproclamées qui revendiquent leur indépendance par rapport à Tbilissi, et d'élaborer des mesures d'aide ponctuelle à la population abkhaze et sud-ossète. Plus tôt, Moscou avait annoncé la levée des sanctions économiques introduites en 1997 à l'égard des républiques indépendantistes.

Ces démarches de la Russie, encouragées par la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo le 17 février dernier, ont provoqué la fureur de Tbilissi, qui a appelé Moscou à revenir sur sa décision et a demandé l'aide de ses partenaires étrangers. Le ton monte depuis entre les parties russe et géorgienne autour de la république autoproclamée, faisant craindre le déclenchement d'un conflit armé, notamment à la suite de l'affaire des drones géorgiens abattus par la DCA abkhaze.

L'ancienne république autonome d'Abkhazie a proclamé son indépendance envers la Géorgie après la chute de l'URSS en 1991. Des affrontements meurtriers ont opposé les Abkhazes aux forces militaires géorgiennes à partir de 1992 et n'ont cessé qu'après l'intervention d'une force internationale de maintien de la paix constituée de soldats russes en vertu d'une décision spéciale de la CEI. Les négociations entre la Géorgie et la république autoproclamée d'Abkhazie, qui réclame la reconnaissance internationale de son indépendance à l'égard de Tbilissi, ont été interrompues en 2006.

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# Posté le mardi 06 mai 2008 04:05

Modifié le mardi 06 mai 2008 05:15

LE PROGRAMME DU PROCHAIN COMITE INTERMINISTERIEL SUR L'EUROPE

LE PROGRAMME DU PROCHAIN COMITE INTERMINISTERIEL SUR L'EUROPE
Le climat, l'énergie et la PAC au c½ur des discussions du comité interministériel sur l'Europe

Le Premier Ministre français François Fillon, accompagné notamment du Ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et du Ministre de l'Agriculture Michel Barnier, a réuni le 30 avril le comité interministériel sur l'Europe qui a abordé la lutte contre le changement climatique, la sécurité énergétique, et la Politique agricole commune (Pac).

Sur le dossier climatique, le Premier ministre a rappelé qu'il était urgent, pour parvenir à un accord sous Présidence française, de traiter le risque de délocalisation des activités industrielles européennes vers des pays tiers, selon un communiqué du cabinet du Premier Ministre. Le Gouvernement devra formuler rapidement des propositions sur le sujet avec l'objectif d'½uvrer en faveur d'un accord international fin 2009 sur le climat qui soit le plus ambitieux possible.

Concernant la sécurité énergétique en Europe, le rapport remis au Premier ministre par Claude Mandil a lancé des pistes que le Gouvernement juge intéressantes. Selon le Premier Ministre, certaines pourront servir de base à des propositions françaises devant l'UE, parmi lesquelles l'effort indispensable à fournir en matière d'économies d'énergie, la mise en place de mécanismes européens de réponse à des crises d'approvisionnement, la réflexion sur les investissements nécessaires en matière d'infrastructures énergétiques, le renouveau des relations énergétiques de l'Union européenne avec les pays fournisseurs.

A propos de la politique agricole, la Présidence française devra d'abord conduire à son terme le bilan de santé de la Pac et ouvrir un débat sur ses enjeux. La question des négociations du cycle commercial de Doha a également été abordée. Pour François Fillon, le résultat final devra à la fois être acceptable pour l'agriculture européenne et être globalement équilibré entre les concessions octroyées par les Européens et les avantages obtenus par leurs partenaires commerciaux.

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# Posté le lundi 05 mai 2008 02:20

LES SOCIETES VICTIMES DE LA CRISE FINANCIERE L'ONT MERITE (BUFFETT-MUNGER)

LES SOCIETES VICTIMES DE LA CRISE FINANCIERE L'ONT MERITE (BUFFETT-MUNGER)
Les milliardaires américains Warren Buffett et Charlie Munger estiment que les difficultés que rencontrent de nombreuses institutions financières à cause de la crise du crédit sont bien méritées.

Le président et le vice-président de la holding Berkshire Hathaway ont déclaré dimanche que les sociétés financières qui ont abusé des prêts hypothécaires à haut risque et qui enregistrent maintenant de grosses pertes ne méritent pas beaucoup de sympathie.

Buffett a affirmé que l'actuelle crise financière était une conséquence d'un système qui a encouragé les cadres à "faire de jolis dessins".

Buffett et Munger ont passé presque trois heures à répondre aux questions des journalistes dimanche, à l'occasion de leur unique conférence de presse prévue cette année. Cette conférence de presse s'inscrivait dans le cadre de la réunion annuelle des actionnaires de Berkshire Hathaway organisée samedi à Omaha dans le Nebraska et à laquelle ont participé 31.000 personnes.
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# Posté le lundi 05 mai 2008 02:16

WARREN BUFFET PERD 1,6 MILLIARD SUR LES PRODUITS DERIVES

WARREN BUFFET PERD 1,6 MILLIARD SUR LES PRODUITS DERIVES
La perte de 1,6 milliard de dollars enregistrée par le groupe de Warren Buffett au premier trimestre a fait plonger le bénéfice net de Berkshire Hathaway à 607 millions de dollars sur ces trois mois, contre 1,68 milliard de dollars lors de la même période de 2007.
Le groupe Berkshire Hathaway, que dirige le célèbre investisseur Warren Buffett, a enregistré une perte imposable de 1,6 milliard de dollars sur son portefeuille de produits dérivés au premier trimestre. Warren Buffett a rappelé qu'il avait récemment averti les actionnaires que ce portefeuille pourrait provoquer "de grandes fluctuations dans les résultats publiés", alors même que sa valeur intrinsèque est sans grand changement.

Cette déconvenue a fait plonger le bénéfice net de Berkshire Hathaway à 607 millions de dollars sur ces trois mois, contre 1,68 milliard de dollars lors de la même période de 2007, selon un communiqué diffusé vendredi. Le plongeon de la rentabilité du groupe a été accentué par la baisse des profits de son importante division dans l'assurance.

Berkshire Hathaway explique avoir perdu 490 millions de dollars sur son portefeuille de contrats garantissant le risque de crédit (CDS), en raison de l'obligation qui lui est faite d'ajuster sa valeur au prix du marché. En revanche, les pertes encourues sur ce portefeuille ont été moindres que prévu.

L'autre source de pertes du groupe vient des options d'achat sur quatre grands indices boursiers (dont le S&P 500) vendues par le groupe. Ces contrats, exigibles entre 2019 et 2028, ont généré une perte de 1,2 milliard de dollars. Pour Warren Buffett, ces contrats toutefois "devraient se révéler bénéficiaires sur la période de quinze à vingt ans qu'ils couvrent". Ces deux types de produits dérivés ont généré des pertes totales de 1,7 milliard de dollars, mais quelques plus-values ont permis de ramener le trou à 1,6 milliard.

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# Posté le lundi 05 mai 2008 02:13

LA RUSSIE ASSISE SUR UN STOCK D'URANIUM

LA RUSSIE ASSISE SUR UN STOCK D'URANIUM
Par Sergueï Goloubtchikov, Izvestia.

Un traité a été signé à Erevan le 22 avril, portant création d'une coentreprise russo-arménienne pour la prospection et l'extraction d'uranium et autres minerais sur le territoire de la République d'Arménie. Cette entreprise, à participation égalitaire, sera enregistrée dans un délai de trois mois.

L'accord a été signé, pour la partie russe, par Vadim Jivov, directeur général du holding de l'uranium Atomredmetzoloto (ARMZ) et, pour l'autre partie, par Aram Aroutiounian, ministre arménien de l'Environnement. ARMZ gère tous les actifs russes en matière d'extraction de l'uranium, et réalise en outre une série de projets au Kazakhstan. Il se situe aujourd'hui au deuxième rang dans le monde pour les réserves d'uranium. C'est là l'effet de la restructuration du secteur nucléaire, et en particulier de la consolidation des entreprises spécialisées, rassemblées dans un seul consortium d'Etat.

La Russie, qui a misé sur le nucléaire, conçoit son "projet uranium" dans une perspective de garanties absolues de réussite dans un secteur où l'uranium est le produit de base.

La désintégration de l'Union soviétique a privé la Russie de nombreux gisements d'uranium, qui avaient été décelés avec un degré élevé de probabilité mais qui se sont retrouvés à l'étranger, essentiellement dans les républiques d'Asie centrale (Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizstan et Ouzbékistan). La Russie, quant à elle, possède pour l'instant un seul secteur uranifère: il est situé dans la région de Tchita, où fonctionne le combinat minier Streltsovski. Les réserves totales du champ minier exploité sont estimées à 150.000 tonnes. 70.000 tonnes de minerai supplémentaires ont été découvertes dans d'autres régions de Sibérie orientale. Au total, les ressources nationales prouvées d'uranium se montent à 615.000 tonnes. Ce chiffre inclut le plus gros des gisements russes récemment prospectés: il s'agit de celui d'Elkon (344.000 tonnes), situé dans le nord de la république de Iakoutie-Sakha.

L'exploitation des champs d'uranium russes revient chère en équipements. Ainsi, le gisement d'Aldan, principale source potentielle d'uranium, ne peut être exploité qu'à l'aide de puits. Le minerai est situé en profondeur, à 300 mètres, ce qui rend l'extraction non rentable. A l'époque de l'autoritarisme, ce n'était pas un problème: l'uranium du Nord était extrait gratuitement, par les détenus, notamment les détenus politiques. Dans la Tchoukotka, par exemple, ce sont eux qui ont extrait la matière destinée aux premières bombes atomiques. L'extraction de l'uranium dans les puits du Nord a cessé avec la fermeture des camps de prisonniers.

Il faut maintenant trouver le moyen d'exploiter, sous une forme économiquement rationnelle, les puits mis en sommeil. Les cours mondiaux de l'uranium augmentent: ils ont doublé en trois ans, ce qui n'a rien d'étonnant. Un centimètre cube d'uranium équivaut, en énergie produite, à 60.000 litres d'essence, 110-160 tonnes de charbon ou près de 60.000 mètres cubes de gaz naturel. Sa concentration extrême rend son transport aisé et peu coûteux. La part du prix du combustible dans le coût total de l'électricité produite est, en outre, relativement faible. Si bien que même une nette augmentation des prix de l'uranium combustible n'a qu'un faible impact sur le coût de l'électricité produite dans les centrales nucléaires (à titre d'exemple, ce coût n'a été majoré que de 7% depuis 1997).

Si l'on se base sur les volumes d'uranium actuellement extraits par la Russie - plus de 3.400 tonnes par an - les réserves sont suffisantes pour tenir un demi-siècle. Quel sera le développement du nucléaire russe en cas d'épuisement des réserves prospectées? Deux voies sont possibles. La première: trouver d'autres moyens d'alimenter en combustible le nucléaire civil. L'un d'eux consiste à passer aux réacteurs à neutrons rapides, qui ont pour avantages une consommation d'énergie modérée et une consommation de combustible basse. L'uranium provenant de gisements pauvres, faiblement enrichi, convient parfaitement aux réacteurs "rapides". L'autre voie possible consiste à réutiliser le combustible nucléaire et, plus précisément, le plutonium extrait de l'uranium brûlé dans les réacteurs nucléaires.

La Russie occupe une place importante sur le marché mondial de l'uranium, qui est très prometteur; sa part pourrait croître au fur et à mesure de la mise en exploitation de nouveaux gisements en Sibérie orientale. La Russie peut également se procurer de façon stable du minerai à l'étranger, en l'achetant à des pays qui ne possèdent ni leur propre nucléaire civil, ni les technologies d'enrichissement de l'uranium. La Russie possède déjà 49% de l'entreprise russo-kazakhe Zaretchnoïe, qui exploite un gisement dont les réserves d'uranium se montent à 19.000 tonnes.

En 2007, l'Australie, qui possède les plus grands gisements d'uranium au monde, est devenue partenaire de la Russie. Les leaders des deux Etats, le président Vladimir Poutine et le premier ministre John Howard ont signé à Sydney un accord en vertu duquel la Russie pourra recevoir de l'uranium australien pour les besoins de son énergie nucléaire, pour l'équivalent d'un million de dollars chaque année. Ce document entrera en vigueur après ratification par les parlements des deux pays.

A terme, la Mongolie pourrait occuper une place importante dans le secteur russe de la coopération internationale en matière d'uranium. En théorie, ce pays est le premier au monde pour les réserves d'uranium, il ne reste plus qu'à les mettre en valeur.

Dans l'ensemble, les réserves potentielles d'uranium (naturel et militaire) de la Russie lui permettront d'occuper à l'horizon 2030 45% du marché mondial des services d'enrichissement de l'uranium et 20-25% du marché mondial de la construction de centrales nucléaires. En cas de recours aux technologies du cycle nucléaire fermé (réacteurs à neutrons rapides), les ressources en matières nucléaires pourront assurer les besoins énergétiques prévisibles du monde pendant mille ans.

Sergueï Goloubtchikov enseigne à l'Université d'Etat des sciences sociales de Russie.
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# Posté le lundi 05 mai 2008 02:10