NOUVELLES DE LA SCIENCE RUSSE

NOUVELLES DE LA SCIENCE RUSSE
Le forage superprofond de Kola en passe d'être définitivement arrêté?

Le forage superprofond de la presqu'île de Kola, sans égal dans le monde, risque d'être définitivement arrêté. Une déclaration officielle en ce sens a été faite à la mi-avril, rapporte le site inauka.ru.

Le forage de la presqu'île de Kola, le plus profond jamais réalisé sur notre planète (12.262 m), risque d'être définitivement arrêté. Boris Mikov, responsable du Rosimouchtchestvo (Service des biens patrimoniaux de la Russie) pour la région de Mourmansk, a fait à la mi-avril une déclaration en ce sens. Sans citer de date, il a simplement indiqué que l'entreprise vivait "ses derniers jours".

Le forage avait été entrepris en 1970, à proximité de la cité de Zapoliarny, dans un milieu particulièrement hostile, avec pour ambition d'atteindre la limite des 15 km. En 1986, le forage atteignait la cote de -12.262 m, qui constitue l'actuel record du monde en la matière. Les difficultés réelles de cette entreprise associées aux conséquences néfastes pour la science de la période de stagnation et de l'éclatement de l'URSS ont conduit au gel et à l'arrêt des travaux. Le forage a été interrompu en 1992. Il aura fallu attendre 16 ans pour que la décision de fermeture définitive du chantier soit annoncée.

Le choix de la presqu'île de Kola n'offrait sans doute pas les meilleures conditions du point de vue météorologique pour un forage: l'hiver polaire y dure 7 mois, et les 5 autres mois de l'année ne sont guère favorables. Mais cette région possède l'avantage exceptionnel de présenter à nu les roches cristallines du bouclier balte, vieilles de 2 à 3 milliards d'années. Le sol y a été "raboté" de telle sorte que par rapport à la plupart des régions du monde, on peut en quelque sorte gagner 10 km de profondeur. Les foreurs, au lieu de devoir commencer par percer une première dizaine de km, en fait peu intéressants pour eux, démarrent directement à partir des roches cristallines. Autrement dit, le forage réalisé à Kola équivaut à un forage de plus de 20 km de profondeur dans la plupart des points de notre planète.

On mesure mieux, dans ces conditions, tout l'intérêt que présentent les innombrables "carottes" de sol remontées tout au long de la période de fonctionnement de l'installation de forage. Ces carottes ont naturellement fait l'objet de multiples analyses et apporté plus d'une surprise aux chercheurs.

De tels résultats n'auraient pu être obtenus sans l'élaboration et la fabrication de matériels exceptionnels, capables de fonctionner à des températures de 300° Celsius et à des pressions de plusieurs milliers d'atmosphères. Une méthode tout à fait originale de forage a été mise en oeuvre, avec utilisation d'un moteur d'attaque qui recevait son énergie de la solution de forage et effectuait un minimum de rotations. Les tubes de forage avaient, eux, été fabriqués à partir d'alliages d'aluminium spécialement conçus, capables de résister à des températures élevées.

Ce sont tous ces équipements qui ont permis, en 1979, d'effacer le précédent record de profondeur de forage et d'atteindre la profondeur de 10 km, puis de battre en 1984 le record naturel de profondeur, le forage de Kola ayant alors dépassé la célèbre fosse des Mariannes (Pacifique occidental) et ses 11.034 m. Tous ces exploits sont à relativiser, car les plus de 12 km atteints finalement ne représentent guère que 0,2% de la distance nous séparant du centre de la Terre. On mesure donc tout le chemin qui reste encore à parcourir. Et pourtant, le Rosimouchtchestvo a choisi de mettre un terme à ce forage.

Certes, les acquis technologiques et géologiques - les carottes, les multiples mesures effectuées lors du forage - demeurent. Les carottes continueront d'être étudiées. A un moment où les matières premières n'ont jamais connu de cours aussi élevés, en savoir toujours plus sur notre sous-sol n'est sans doute pas un luxe. Mais désormais, seul un miracle pourrait sauver le forage de Kola. Il faudrait que fassent leur apparition des structures commerciales prêtes à financer des programmes novateurs à long terme, tout en sachant pertinemment qu'il ne pourrait y avoir de rentabilité que sur du (très) long terme. Pour l'instant, les chercheurs ne sont pas parvenus à convaincre les investisseurs qu'à côté des scénarios de profits immédiats, il y a la science fondamentale, dont les découvertes ne deviennent rentables, concrètement, qu'après bien des années, voire des décennies.

La mélanine, un produit naturel assurant une radioprotection

Dans leur quête d'une préparation médicale efficace contre les effets d'un faible rayonnement gamma permanent, les chercheurs russes pourraient bien avoir trouvé leur bonheur avec la mélanine, rapporte le site informnauka.ru.

La mélanine protège efficacement les embryons des conséquences d'un rayonnement gamma chronique de faible intensité. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus les chercheurs du Centre scientifique radiologique médical d'Obninsk, relevant de l'Académie de médecine russe. Ils soulignent aussi la faible toxicité des préparations reposant sur cette substance.

Les habitants de régions touchées par la catastrophe de Tchernobyl reçoivent quotidiennement une faible dose de radiation ionisante. Les femmes enceintes et les enfants sont particulièrement sensibles à ce rayonnement. Depuis un demi-siècle, les chercheurs ont élaboré une foule de préparations protégeant plus ou moins l'organisme des affections dues au rayonnement, mais sans parvenir à trouver des moyens acceptables permettant de diminuer réellement les effets d'un rayonnement touchant l'embryon ou le foetus.

Dans leur recherche d'une préparation susceptible d'être ingérée régulièrement, les scientifiques d'Obninsk se sont intéressés au pigment tissulaire de la mélanine, connue pour ses propriétés radioprotectrices. Ils ont procédé à un certain nombre d'expériences sur des rates et leurs portées. Classiquement, deux groupes avaient été créés - l'un réellement testé (soumis à un rayonnement), et l'autre de contrôle. Certaines rates du groupe de contrôle ont reçu de la mélanine, d'autres non. L'observation des rates des deux groupes et des petits nés durant l'expérience (les mères ont été irradiées quotidiennement du 1er au 20e jour de leur gestation) a permis aux chercheurs de tirer un certain nombre de conclusions.

L'absorption de mélanine supprime totalement (chez le rat) l'effet négatif d'un faible rayonnement ionisant. Les petits rats nés de mères irradiées ayant reçu de la mélanine ne se différencient en rien de ceux du groupe de contrôle, pour ce qui est du développement physique, des capacités d'apprentissage et du comportement. Bien plus: la mélanine peut s'avérer être un excellent stimulant de développement: les petites femelles nées de rates non irradiées, mais ayant reçu également de la mélanine, se sont développées plus vite que leurs congénères. Les chercheurs expliquent ce phénomène de croissance accélérée par le fait que la mélanine influe sur le métabolisme, la régulation hormonale et la différenciation cellulaire et, par voie de conséquence, sur le développement et la viabilité de l'animal. Globalement, les petits rats ayant reçu de la mélanine durant la période de gestation sont plus résistants, apprennent mieux. Leur système d'immunité humorale est mieux développé.

Quant aux petits rats irradiés durant la période de gestation, et dont la mère n'avait pas reçu de mélanine, ils présentaient un certain nombre de faiblesses (résistance moindre, état psycho-émotionnel instable, nervosité, capacités d'apprentissage moins bonnes etc.) par rapport à leurs congénères ayant été traités. Les chercheurs ont noté que les petits mâles étaient plus affectés que les petites femelles. Ils se caractérisaient notamment, par rapport à la moyenne, par une tendance à la diminution de la masse de certains organes (cerveau, testicules, glandes surrénales).

Prenant en compte ces propriétés remarquables de la mélanine, combinées à sa faible toxicité, les chercheurs recommandent d'envisager l'utilisation de ce produit comme préparation antirayonnement pour protéger les embryons.

Vers un nouveau système de satellites militaires

Le satellite militaire russe Cosmos-2421 a été retiré de l'exploitation. Le premier élément d'un nouveau système satellitaire militaire, baptisé Liana, pourrait être lancé cette année.

Le satellite militaire Cosmos-2421 a été retiré du service. Démentant certaines informations à l'origine desquelles se trouvait le site de la NASA, le ministère russe de la Défense a précisé le 15 avril que l'appareil avait été mis hors exploitation, selon la procédure prévue, une fois son programme de vol achevé. Les appareils de bord ont été débranchés alors que l'engin se trouvait toujours en orbite (alors qu'il avait été annoncé qu'il s'était désintégré). Les militaires peuvent utiliser le satellite civil de détection Ressource-DK1, capable de transmettre des images de la Terre par radio-canal, précise le site nr2.ru.

Le Cosmos-2421 avait été lancé le 25 juin 2006 pour le compte des services de renseignements et de localisation de la Flotte russe. Mais peu après sa mise en orbite, il avait été annoncé que ses panneaux solaires ne s'étaient pas complètement déployés.

Le commandant en chef des troupes spatiales russes, le colonel-général Vladimir Popovkine, avait déploré, voilà quelque temps, l'état du renseignement spatial russe. Il avait expliqué que le ministère de la Défense n'avait à sa disposition qu'un seul satellite radiotechnique maritime de renseignement et de détection, le Cosmos-2421. Cet engin faisait partie du système appelé US-PU.

Le Cosmos-2421 pourrait être le dernier satellite à avoir été lancé dans le cadre du système US-PU. Ce système, ainsi que le programme militaire spatial Tselina-2, seront bientôt remplacés par le nouveau système satellitaire Liana. La mise en orbite du premier engin dans le cadre du nouveau projet est prévue pour cette année, selon le blog Russian strategic nuclear forces, cité par nr2.ru.

La technologie spatiale au service des... élections

Les satellites pourraient être utilisés lors des prochaines élections à l'échelle fédérale en Russie, annonce le site annews.ru.

Compte tenu de l'immensité du territoire de la Russie et du coût que représente l'organisation des élections, il est fort possible que lors des prochaines élections (législatives et présidentielle), qui auront lieu d'ici trois-quatre ans, la Commission électorale centrale (CEC) s'appuie sur la technologie spatiale, a annoncé le patron de cette commission, Vladimir Tchourov.

Les Russes pourront bientôt voter à distance grâce à la technologie spatiale, selon Vladimir Tchourov. Les principaux électeurs concernés sont ceux résidant dans des localités éloignées ou difficiles d'accès, où l'organisation des élections coûte beaucoup plus cher qu'ailleurs.

Vladimir Tchourov s'est dit certain que le système satellitaire de télécommunications et de navigation permettrait de satisfaire toute une série de conditions importantes, comme de localiser les électeurs et d'assurer la protection des informations transmises. La CEC est en train de calculer l'efficacité économique de ce procédé. Elle pourrait proposer d'utiliser les satellites de communications pour le vote à distance dans les points éloignés, y compris les bureaux de vote situés à l'étranger.

Progrès attendus dans les prévisions météorologiques

Les services météorologiques russes recevront dans les semaines qui viennent les premiers éléments d'un nouvel ordinateur superpuissant, qui permettra d'avoir des prévisions plus précises et plus complètes.

La bonne nouvelle a été annoncée par Roman Vilfand, directeur du Roshydromet (Centre russe d'hydrométéorologie). "Nous espérons, a-t-il dit, que d'ici deux à deux ans et demi, nos prévisions passeront, concrètement, de cinq jours, comme c'est le cas actuellement, à sept ou huit jours." Le degré de fiabilité des prévisions à cinq jours du Roshydromet est aujourd'hui de 93-94%.

Roman Vilfand a précisé que le nouveau superordinateur, fabriqué par la société SGI, serait livré d'ici la fin du printemps. Il sera installé pendant l'été et devrait être opérationnel à l'automne. "Je pense que cet automne nous pourrons réaliser les premières prévisions à l'aide de nos modèles mathématiques, a-t-il indiqué." Ce nouvel ordinateur devrait être 10.000 fois plus rapide que celui utilisé actuellement. "La prévision du temps nécessite la maîtrise d'un système de commandes des plus complexes. La puissance d'un ordinateur aide en cela", a souligné le directeur du Roshydromet.

Le sous-marin de poche AS-28 va reprendre du service

Le sous-marin de poche russe AS-28, dont l'équipage, voilà bientôt trois ans, était resté bloqué plusieurs jours au fond de l'eau, va reprendre du service, après avoir subi de profondes modifications. Il est désormais équipé de solides pinces lui permettant de se libérer, si nécessaire, d'éventuelles entraves.

Le capitaine de premier rang Roman Martov, responsable des services de communication de la Flotte russe du Pacifique, a annoncé que le sous-marin de poche AS-28, après avoir subi une révision complète et une modernisation à Nijni Novgorod, venait de quitter Vladivostok pour le Kamtchatka. En août 2005, l'AS-28 avait été immobilisé avec ses sept hommes d'équipage durant quatre jours au fond de l'eau par un câble sous-marin et des filets de pêche dans lesquels il s'était pris. Alors que les réserves de nourriture et, surtout, d'oxygène, étaient limitées, l'équipage avait fait preuve d'un sang-froid remarquable. Il n'avait dû son salut qu'à un robot sous-marin britannique, le Scorpio, dépêché de toute urgence sur place avec une équipe de spécialistes. A l'aide de ses puissantes pinces en acier, le Scorpio avait cisaillé le câble qui immobilisait l'AS-28, ainsi que les filets de pêche. L'équipage et ses sauveteurs avaient été décorés.

Après cet incident, le sous-marin de poche (destiné en principe à apporter lui-même de l'aide aux équipages des sous-marins en difficulté) avait été acheminé à l'automne 2005 à l'usine Krasnoïe Sormovo de Nijni Novgorod. L'engin y a subi de profondes modifications, a rapporté le capitaine Martov.

L'AS-28 est désormais équipé de caméras et de puissants "bras" manipulateurs. Ces derniers sont en mesure de cisailler des câbles métalliques épais, d'effectuer des travaux de soudure, de visser et de dévisser. L'engin a également été doté de tous nouveaux instruments de navigation et d'un système de renseignement automatique sur les sous-marins. Des conditions de travail plus confortables pour l'équipage ont été créées.

"Après avoir été soumis, au Kamtchatka, à la procédure de tests officiels, l'appareil de sauvetage AS-28 réintégrera les forces en veille permanente de la Flotte du Pacifique", a précisé Roman Martov.

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# Posté le lundi 05 mai 2008 02:08

UNE LIGNE A HAUTE TENSION ENFOUIE ENTRE LA FRANCE ET L'ESPAGNE

UNE LIGNE A HAUTE TENSION ENFOUIE ENTRE LA FRANCE ET L'ESPAGNE
Dans le cadre du renforcement des interconnexions électriques entre les Etats membres de l'Union européenne, RTE, le gestionnaire du Réseau de transport électrique français prévoit en partenariat avec l'Espagne la mise en place d'une ligne à très haute tension de 400.000 volts à travers les Pyrénées-Orientales. L'interconnexion actuelle avec l'Espagne permet d'exporter une puissance maximale de 1.400 mégawatts, soit un peu plus de la puissance nécessaire pour alimenter la ville de Lyon et son agglomération. Côté Espagnol, le réseau permet actuellement d'exporter une capacité maximale de 500 mégawatts. Les deux pays souhaitent porter rapidement et dans les deux sens cette puissance à 2.800 MW grâce à la nouvelle ligne. Mais ce projet en préparation depuis la fin des années 90 provoque la colère des riverains qui jugent cette nouvelle ligne inutile et destructrice.

Après plusieurs années de paralysie, le projet a été relancé suite à un accord signé en début d'année entre le Président Français Nicolas Sarkozy et le Président du gouvernement Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero. Depuis, les réunions se suivent et intègrent toutes les parties prenantes avec le concours d'un cabinet indépendant, le Centro Elettrotecnico Sperimentale Italiano (CESI). La dernière réunion date du 30 avril dernier à Perpignan, en présence de Mario MONTI, coordonnateur européen du projet. À cette occasion, le CESI a présenté le résultat de ces études. Selon le Ministère de l'Ecologie, les études réalisées indiquent que le renforcement de l'interconnexion aura des effets positifs en matière de sécurité des réseaux, d'exploitation des potentiels des énergies renouvelables intermittentes comme l'éolien, d'optimisation du parc de production d'électricité de la France et de l'Espagne, d'émissions de CO2, et de prix de l'électricité pour les entreprises et les ménages. Pour le MEEDDAT, elles confirment donc l'intérêt de ce projet, classé comme prioritaire au niveau de l'Union européenne.
En outre, le cabinet CESI n'identifie pas d'autre besoin en interconnexion électrique dans les Pyrénées-Orientales que la ligne de 400 kV dont il est question. Aussi, Jean-Louis BORLOO s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas à l'avenir de nouvelle interconnexion électrique transitant par le département des Pyrénées-Orientales et en a informé les autorités espagnoles.

Concernant les impacts environnementaux du projet, toutes les parties prenantes ont reconnu que le caractère remarquable de ce territoire, avec en particulier la proximité d'endroits emblématiques comme le mont Canigou, visibles depuis toute la plaine du Roussillon, ne peut conduire qu'à l'adoption d'une solution exceptionnelle pour cette interconnexion transfrontalière. Dans ce sens, le ministre Jean-Louis Borloo a proposé à son homologue espagnol de recommander conjointement l'option d'une ligne totalement enfouie entre Baixas (près de Perpignan) et Santa Llogaia (près de Figueras) afin de limiter au maximum les impacts sur l'environnement. Les ministres ont donc demandé aux gestionnaires de réseaux de transport d'électricité, RTE et REE, d'étudier en détail la mise en œuvre de cette option, en particulier son insertion dans le territoire. Selon le cabinet CESI, cette technique bien que difficile à mettre en œuvre, peut être adoptée.
Seul point noir, le coût de l'enfouissement qui pourrait être multiplié par sept et atteindre par conséquent 700 millions d'euros. Selon le quotidien Midi Libre, le ministre français a indiqué que l'État prendrait à sa charge le surcoût de l'enfouissement terrestre ou marin de la ligne en courant continu, bien que cette information n'apparaisse pas officiellement dans le communiqué du ministère.

Du côté du « collectif anti-THT », la nouvelle a été accueillie avec méfiance. Le collectif estime que le rapport du CESI n'apporte toujours pas la preuve de l'utilité du projet. Dans son analyse du rapport, le collectif note qu'en conditions normales, l'Espagne possède une capacité de production installée suffisante pour répondre à la demande de pointe et qu'en 2016, le pays possédera dans le futur un parc de production adéquat. Le collectif cite également le CESI qui précise que la faible adéquation du système prévue pour la péninsule ibérique à partir de 2016 est due essentiellement au manque de prévision de nouvelle génération au Portugal après 2012. Pour le « collectif non à la THT » il est donc clair que c'est le Portugal qui doit faire ou être aidé à faire des efforts en termes de production d'électricité. Le collectif est ainsi convaincu que seuls les intérêts commerciaux justifient le projet.

À la demande de Jean-Louis Borloo, le préfet des Pyrénées-Orientales organisera dans les prochaines semaines une réunion de travail, qui devra notamment s'attacher à identifier le tracé le plus approprié et les conditions pratiques de mise en œuvre de la solution technique.
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# Posté le samedi 03 mai 2008 05:58

REVUE DE PRESSE RUSSE

REVUE DE PRESSE RUSSE
Izvestia

2000-2008: le Kremlin poussé à une réaction forte par le triomphalisme de Washington

Ces huit dernières années, la politique extérieure de Vladimir Poutine a consisté à réagir à la ligne de conduite de Washington à l'égard de Moscou, qui peut être résumée ainsi: "le vainqueur reçoit tout", lit-on mercredi dans le quotidien Izvestia.

Née au début des années 90 du point de vue révisé des Etats-Unis sur le bilan de la guerre froide, cette nouvelle approche triomphante se fondait sur le fait que l'Amérique était sortie vainqueur de 40 ans d'opposition entre deux puissances, et que la Russie était dans la position d'une nation vaincue, exactement comme l'ont été l'Allemagne et le Japon après la Seconde Guerre mondiale, c'est-à-dire des nations qui n'ont pas de souveraineté totale en matière d'affaires intérieures, pas plus que d'intérêts nationaux autonomes à l'étranger.

La signification de ce triomphalisme prospère, toujours partagé par les deux principaux partis américains, a toujours été évidente, du moins pour Moscou. Cela signifiait que Washington avait le droit de contrôler le développement politique et économique de la Russie postsoviétique, comme il a d'ailleurs tenté de le faire dans les années 1990, en exigeant en même temps la soumission de Moscou aux intérêts américains sur la scène internationale. Cela signifiait que Washington pouvait revenir sur les promesses stratégiques faites à la Russie, comme ce fut le cas lorsque l'administration Clinton a entamé l'élargissement de l'OTAN à l'Est, et ignorer les démarches sans précédent faites par Moscou à sa rencontre, comme ce fut le cas quand l'administration Bush est sortie du traité ABM de façon unilatérale et a rapproché encore plus l'OTAN des frontières de la Russie, malgré l'aide irremplaçable apportée par Poutine à l'opération militaire américaine en Afghanistan après les attentats du 11 septembre. Cela signifiait même que l'Amérique avait le droit de prétendre à la sphère traditionnelle de sécurité nationale et énergétique de la Russie, depuis la Baltique, l'Ukraine et la Géorgie jusqu'à l'Asie centrale et la Caspienne.

Une telle conduite des Etats-Unis ne pouvait qu'appeler une réaction négative de la part de la Russie. Celle-ci est arrivée sous Poutine, mais aurait pu être la réaction de n'importe quel chef du Kremlin au caractère fort, indépendamment des prix mondiaux du pétrole. Il n'aurait pu en être autrement. La politique américaine, ressentie aujourd'hui à Moscou comme un "encerclement" axé sur le maintien de la faiblesse de la Russie et du contrôle de ses ressources, a favorisé la renaissance du nationalisme russe, l'anéantissement du lobby proaméricain pourtant puissant à un moment donné et la multiplication des discussions sur le "recul" et même la "capitulation" devant Washington. Il est possible que la réaction du Kremlin ait été trop forte, mais les causes et les conséquences sont ici évidentes.

Par Steven Cohen, historien et analyste politique (Article écrit spécialement pour le quotidien Izvestia et l'hebdomadaire américain The Nation du 1er mai.).

Kommersant

Accord de partenariat Russie-UE: nouveaux obstacles au lancement des négociations

La réunion du Conseil Russie-UE s'est terminée par un échec mardi à Luxembourg, constate mercredi le quotidien Kommersant.

La Commission européenne devait obtenir un mandat pour lancer les négociations avec Moscou sur le nouvel accord de partenariat et de coopération (APC) entre la Russie et l'Union européenne. Mais la Lituanie a posé son veto sur l'ouverture des pourparlers, en exigeant que l'UE incite la Russie à entamer des livraisons de pétrole à la raffinerie de Mazeikiai, à régler les "conflits gelés" et à payer des compensations aux victimes des déportations des pays baltes. La situation de mardi a été une répétition exacte de la situation d'il y a deux ans. Mais l'attitude de Moscou face au nouvel accord a beaucoup changé depuis.

En novembre 2006, à la veille du sommet Russie-UE à Helsinki, c'est la Pologne qui avait posé son veto sur le lancement des négociations. La principale revendication de Varsovie était alors la levée de l'embargo russe sur les livraisons de viande polonaise, mais la question énergétique avait également été soulevée.

La différence de la situation actuelle par rapport à celle de 2006 réside sans doute dans le fait qu'à l'époque, les autorités russes attachaient une énorme importance à la conclusion d'un nouvel accord avec l'UE. Moscou considérait Bruxelles comme son partenaire clé et s'attendait à ce que le succès des négociations sur l'accord de partenariat constitue une preuve de l'évolution de ses relations avec l'UE. Or, à l'heure actuelle, la volonté de démontrer la qualité de ses relations avec l'Europe n'est plus d'actualité pour le Kremlin.

Qui plus est, le succès du sommet Russie-UE qui se tiendra dans six semaines à Khanty-Mansiïsk pourrait même avoir un effet négatif: si les négociations entre la Russie et l'UE y sont lancées, Dmitri Medvedev aura réussi dès la première tentative ce que Vladimir Poutine n'est pas parvenu à accomplir.

Des sources du Kommersant au sein de la Commission européenne ont rappelé qu'il n'existait aucune date limite pour le lancement des négociations. L'ancien accord entre la Russie et l'UE a expiré en décembre 2007 et a été automatiquement prolongé d'un an. Si les nouvelles négociations ne débutent pas cet été, la Russie et l'Union européenne pourront continuer à utiliser l'ancien accord de 1994. Mais dans ce cas, il ne sera plus question de rapprochement entre la Russie et l'Europe, et d'autant moins de l'abolition du régime des visas dans les années à venir.

RBC Daily

Moscou et Tbilissi en état d'alerte

Le conflit russo-géorgien autour de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud s'est aggravé à l'extrême, note mercredi le quotidien RBC Daily.

Mardi, Moscou a accusé Tbilissi de préparer une intervention militaire en Abkhazie et a annoncé une augmentation du contingent de sa mission de maintien de la paix dans cette république, jusqu'à 3.000 personnes. La Géorgie a pour sa part accusé la Russie d'agression. Verbalement, Tbilissi se déclare prêt à combattre pour l'Abkhazie, mais les Etats-Unis, eux, ne sont pas encore parés à un tel scénario. La Russie en profite pour retenir la Géorgie en dehors de l'OTAN.

Les experts indiquent que la Géorgie et la Russie ne sont pas encore prêtes à ouvrir les hostilités. "Peut-il être question de guerre quand on se prépare à une cérémonie d'investiture?", remarque Alla Iazkova, chef du groupe de la Méditerranée et de la mer Noire de l'Institut de l'Europe de l'Académie russe des sciences. "Pour l'instant, il ne s'agit que d'un jeu de muscles", assure l'analyste politique allemand Alexander Rahr. "Je pense qu'après les négociations de la Russie avec l'UE et l'OTAN, une période de détente commencera", prédit l'expert géorgien Paata Zakareïchvili.

Les deux parties sont tellement à bout de nerfs qu'une seule étincelle suffirait pour qu'un conflit armé éclate. C'est cependant une grande question que de savoir si l'Occident voudra s'en mêler. Mardi, le porte-parole de l'OTAN James Appathurai a démenti les informations publiées par les médias géorgiens selon lesquelles l'OTAN exigerait le retrait des soldats de la paix russes de l'Abkhazie. "On peut se livrer à toute sorte de rhétorique, mais les Etats-Unis ont leur Irak et ils n'arrivent pas à recruter des volontaires pour l'Afghanistan", rappelle Mme Iazkova.

En cas d'hostilités en Abkhazie, le maximum que pourra faire l'Occident sera de refuser d'admettre la Russie à l'OMC et de l'exclure du G8, estiment les experts.

La Russie essaie de compliquer l'adhésion de la Géorgie à l'OTAN, affirme Alexandre Khramtchikhine, expert de l'Institut d'analyse politique et militaire. "Ce n'est pas seulement la position du Kremlin, il s'agit d'un consensus dans l'ensemble de la société russe", confirme Mme Iazkova.

Le Kremlin part sans doute de la thèse suivante: comme l'adhésion de la Géorgie à l'Alliance est inévitable, soit, mais qu'elle y adhère sans l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Ceci permettra du moins à la Russie de conserver sa présence sur la mer Noire et en Transcaucasie.

Vedomosti

Mitsubishi et PSA Peugeot Citroën vont s'implanter ensemble à Kalouga

Mitsubishi et PSA Peugeot Citroën se sont entendus pour construire une usine à Kalouga (Russie), a indiqué au quotidien Vedomosti un haut responsable d'une importante entreprise du secteur, indique le journal mercredi.

L'information a été confirmée par un fonctionnaire participant au processus d'approbation du projet d'investissement ainsi que par un haut responsable d'une autre entreprise automobile. PSA et Mitsubishi se proposent d'en informer les autorités russes dans les jours qui viennent.

Les porte-parole de Mitsubishi et de PSA Peugeot Citroën indiquent que leurs compagnies envisagent la possibilité de construire une usine en Russie conjointement avec un partenaire dont ils ne veulent pas révéler le nom, mais qu'aucune décision définitive n'a encore été prise. D'ailleurs, le président de Mitsubishi Motors Corporation Osamu Masuko indiquait à Vedomosti il y a un mois que c'était PSA qui pourrait devenir son partenaire.

Selon le ministère russe du Développement économique et du Commerce, PSA devrait construire d'ici 2012 une usine d'une capacité de 60.000 automobiles par an et d'un coût de 347 millions de dollars et Mitsubishi, une usine d'une capacité annuelle de 50.000 voitures, d'un coût de 150 millions de dollars. Un fonctionnaire au fait du projet d'investissement suppose que finalement, la Russie pourrait abriter une usine sortant 50.000 automobiles par an.

PSA assemblera en Russie des voitures de moyenne classe, selon le porte-parole du groupe. Les Mitsubishi Outlander XL et Peugeot 4007 seront les premiers modèles à sortir de la nouvelle usine, selon une source du journal.

Conjuguer les efforts est une solution parfaite tant pour Mitsubishi que pour PSA, s'exclame Ivan Bontchev, expert pour l'industrie automobile de la compagnie Ernst&Young. Ceci permettra aux partenaires d'amortir plus vite leurs investissements. Lors de la première étape, la capacité de l'usine pourra être de 50.000 automobiles par an, mais après 2012, les partenaires pourront construire de nouveaux ateliers pour encore 50.000 voitures, suppose-t-il. Selon M. Bontchev, une usine d'une capacité de 100.000 automobiles, sans compter la fabrication de composants, pourrait coûter plus de 300 millions de dollars. L'usine ne devrait avoir aucun problème avec la gamme de produits, estime l'expert. PSA peut assembler la Peugeot 4007 parallèlement à l'Outlander XL.

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# Posté le samedi 03 mai 2008 05:55

PARTICIPEZ AU FORUM DE DISCUSSION OPENVIEW

PARTICIPEZ AU FORUM DE DISCUSSION OPENVIEW
Je vous informe que notre équipe vient de créer un forum de discussion qui sera celui de notre futur site d'information.

http://openview.forums-actifs.com.

Au plaisir de voir vos commentaires et vos articles mis en ligne et n'hésitez pas à mettre vos réflexions en ligne sur notre forum.

Pour participer au forum de discussion vous devez bien entendu vous inscrire, mais cela est un démarche entièrement gratuite.

Vous pourrez participer aux rubriques : politiques internationales, société, science, économie, cinéma, littérature et musique.


De nouvelles rubriques seront également mises en ligne très prochainement.

Incrivez-vous et profitez de la ChatBox pour discuter avec ceux qui sont en ligne.

A bientôt
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# Posté le samedi 03 mai 2008 05:54

Modifié le samedi 03 mai 2008 10:13

LE PRIX DU PETROLE REBONDIT

LE PRIX DU PETROLE REBONDIT
Les cours du pétrole ont amplifié leur rebond ce vendredi après-midi, suite à la publication de chiffres meilleurs que prévu sur l'emploi aux Etats-Unis, le brut léger américain gagnant 3,23 dollars à 115,75 dollars le baril. "Les statistiques (américaines) traduisent toujours une légère récession mais elles peuvent peut-être apaiser les craintes d'une crise profonde ou prolongée, et de ce point de vue, elles bénéficient au marché pétrolier", a commenté Mike Wittner, de la Société Générale, cité par l'agence Reuters.

Le marché a aussi grimpé après l'annonce d'une opération de sabotage d'un oléoduc par la guérilla en Colombie. De son côté, le baril de Brent a gagné plus de 3 dollars, pour atteindre 114,32 dollars le baril.

Le brut léger américain était tombé en début de journée à 111,78 dollars le baril avant d'amorcer un rebond après des informations faisant état de raids aériens lancés par les forces turques contre des camps de séparatistes kurdes en Irak.

Pour les analystes, la perspective d'une poursuite du rebond du dollar reste le principal risque baissier pour le pétrole, qui pourrait revenir vers 100 dollars le baril.

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# Posté le samedi 03 mai 2008 05:48

Modifié le samedi 03 mai 2008 07:02